52% des établissements de soins hospitaliers
présentent des critères de vulnérabilité dans les spécialités de chirurgie et d’obstétrique.
Ces établissements risquent d’être fragilisé par une activité insuffisante, le vieillissement des équipes médicales ou une implantation dans une zone
démographique faiblement peuplée.
62% de ces établissements relèvent du secteur public et 47% du secteur privé.
La Fédération Hospitalière de France (FHF) a fait un bilan des forces et faiblesses des établissements publics, privés à but lucratif et non lucratif
(fondation, mutuelles…) et s'inquiète de la situation et de l’avenir du service public de l’hôpital, de plus en plus menacé par un secteur privé offensif.
Avec la tarification à l’activité, le gouvernement impose le changement des règles de financement.La FHF reconnaît que « le morcellement des
établissements et la dispersion des ressources (sont) préjudiciables au maintien et à plus forte raison au développement du service public ». Ils préconisent une
« recomposition de l’offre hospitalière, sur la base d’une stratégie de regroupement, de convergences et d’opportunités » incluant les établissements médico-sociaux de prise en
charge des personnes âgées, de la dépendance et du handicap.Ils proposent également une « meilleure articulation avec la médecine de vile ».
La T2A risque de modifier profondément l’offre de soins. Selon la FHF, les unités de chirurgie ne réalisant pas 4000 interventions par an
et les maternités ayant moins de 1000 accouchements n’atteignent pas un seuil de rentabilité suffisant et seraient donc menacés, techniquement et financièrement.Ce risque est d’autant plus élevé
lorsque la relève de praticiens âgés de plus de 55 ans dans ces spécialités n’est pas assurée. La Corse est (outre les DOM-TOM) la région dont le taux de vulnérabilité (70%) est le plus
important.
En France, la majorité des interventions chirurgicales est assuré par le secteur privé, qui réalisent aussi une part importante de leur activité en
ambulatoire.Le secteur privé se modernise, effectue des regroupements à l’aide de fonds d’investissement et de sociétés financières.
En 35 ans, le nombre de maternités a considérablement baissé. Il est passé de 1747 à 589 suite à un effort de restructuration et de répartition des moyens
techniques.
Le secteur public est majoritaire (62%) dans les maternités réalisant plus de 1500 accouchements par an. Cependant, dans les maternités réalisant moins de
1000 accouchements par an, la répartition public-privé est identique.
Selon la FHF, la France possède encore un réseau de soins diversifié sur l’ensemble de son territoire. La Fédération pense que son maintien est une
opportunité si celui-ci est bien restructuré.
Une solution alternative serait l’amplification de l’hospitalisation à domicile. Une autre solution serait une reconversion des hôpitaux dits
« vulnérables » en maisons de retraite ou en unités de soins de suite pour les personnes âgées de plus de 75 ans.
Sources : www.lemonde.fr