Samedi 9 février 2008
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L’ONU a débuté fin janvier une nouvelle campagne de 2 ans : « Des hôpitaux à l’abri des
catastrophes ».
Lors d’un débat sur les rôles et responsabilités des secteurs public et privé en matière de protection des hôpitaux en
cas de catastrophe, le secrétariat de la Stratégie Internationale des Nations Unies pour la Prévention des Catastrophes (UN/ISDR) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), avec l'appui de la
Banque mondiale, ont lancé cette campagne. Elle vise à encourager tous les responsables de la sécurité hospitalière à prendre des initiatives pour mettre les établissements de soins à l’abri des
catastrophes.
Cette campagne, qui s’adresse principalement aux décideurs, veut renforcer la protection de la vie des patients et du
personnel hospitalier en accroissant la résistance des structures des bâtiments hospitaliers. Elle vise aussi à la mise en place des mesures pour assurer le fonctionnement des centres de santé
pendant et après les catastrophes ainsi qu’à préparer le personnel de santé aux situations de risques naturels.
Selon le directeur du secrétariat de l’ISDR, « l'hôpital le plus coûteux, c'est celui sur lequel on ne peut pas compter. Car le prix à payer en cas de défaillance des
hôpitaux lors des catastrophes est exorbitant - et par comparaison, faire des hôpitaux sûrs paraît bien peu onéreux ». Ainsi, le coût de l’adoption de mesures d’atténuation lors de la
conception et la construction d’un hôpital représente moins de 4% de l’investissement total initial et une remise à niveau des équipements d’un bâtiment hospitalier ne coûte que 1% et protègera
jusqu’à 90% de la valeur de l’hôpital.
Ainsi, un séisme qui a touché les côtes du Pérou le 5 août 2007 a détruit 97% des lits d’hôpitaux de la ville
de Pisco. Les dommages subis par les systèmes de santé lors de ces catastrophes peuvent avoir des impacts considérables sur le développement économique et humain. Si les infrastructures de santé
s’effondrent, les souffrances décuplent. Et ce sont bien souvent les plus pauvres qui sont les plus touchés.
Par Virginie
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Publié dans : Développement durable
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