Mardi 4 mars 2008
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D’après les résultats de la récente étude réalisée par l’Institut suisse de prévention de
l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) sur mandat de l’Office fédéral de la santé publique, il y a chaque jour en Suisse, 5 adolescents ou jeunes adultes qui sont hospitalisés pour
intoxication alcoolique ou dépendance à l’alcool. Il a été aussi trouvé que les traitements consécutifs à ces abus n’ont cessé d’augmenter depuis la première enquête qui a eu lien en 2003.
Si le chiffre de 5 adolescents ou jeunes adultes par jour ne vous dit rien, il s’agit
d’environ 1 800 jeunes par an qui sont hospitalisés due à l’alcool. En 2004 et 2005, environ 850 adolescents et jeunes hommes ont été traités pour un empoisonnement à l’alcool. Tandis que
chez les jeunes femmes du même âge, il y a environ 460 hospitalisations pour le même motif. Les hospitalisations avec pour motif une intoxication à l’alcool a augmenté de 40 % par rapport à la
première enquête de 2003. Une augmentation qu’on retrouve surtout chez les jeunes de 16 – 17 ans et les jeunes filles de 14 – 15 ans. Ces intoxications se caractérisent par des
ivresses aigues qui altèrent la conscience, la perception ou le comportement.
On ajoute aux 1 300 cas d’intoxications alcooliques, environ 500 adolescents et
jeunes adultes qui sont hospitalisée en raison de leur dépendance à l’alcool. Sur les 500 cas, environ 120 sont des jeunes adultes de âgés de 20 à 23 ans, par contre les premiers cas de
dépendance apparaissent dès l’âge de 14 ans. La dépendance de l’alcool précède généralement une consommation abusive de plusieurs années. Selon Gerhard Gmel, les résultats indiquent qu’un certain
nombre de jeunes commencent à consommer très tôt ou qu’une dépendance se développe plus rapidement à l’adolescence.
Il est noté aussi que les intoxications alcooliques restent stables ou diminue dès l’âge
de 22 ans mais la dépendance à l’alcool croît de manière continue avec l’âge.
Toutefois l’enquête ne reflète pas entièrement la réalité de l’alcool chez les jeunes, ne
comptabilisant pas les jeunes ramenés à la maison par la police ainsi que ceux traités par leurs médecins de famille ou dans des services d’urgences ambulatoires.
Par Jérémy
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Publié dans : A l'étranger
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