L’ONU a débuté fin janvier une nouvelle campagne de 2 ans : « Des hôpitaux à l’abri des
catastrophes ».
Lors d’un débat sur les rôles et responsabilités des secteurs public et privé en matière de protection des hôpitaux en
cas de catastrophe, le secrétariat de la Stratégie Internationale des Nations Unies pour la Prévention des Catastrophes (UN/ISDR) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), avec l'appui de la
Banque mondiale, ont lancé cette campagne. Elle vise à encourager tous les responsables de la sécurité hospitalière à prendre des initiatives pour mettre les établissements de soins à l’abri des
catastrophes.
Cette campagne, qui s’adresse principalement aux décideurs, veut renforcer la protection de la vie des patients et du
personnel hospitalier en accroissant la résistance des structures des bâtiments hospitaliers. Elle vise aussi à la mise en place des mesures pour assurer le fonctionnement des centres de santé
pendant et après les catastrophes ainsi qu’à préparer le personnel de santé aux situations de risques naturels.
Selon le directeur du secrétariat de l’ISDR, « l'hôpital le plus coûteux, c'est celui sur lequel on ne peut pas compter. Car le prix à payer en cas de défaillance des
hôpitaux lors des catastrophes est exorbitant - et par comparaison, faire des hôpitaux sûrs paraît bien peu onéreux ». Ainsi, le coût de l’adoption de mesures d’atténuation lors de la
conception et la construction d’un hôpital représente moins de 4% de l’investissement total initial et une remise à niveau des équipements d’un bâtiment hospitalier ne coûte que 1% et protègera
jusqu’à 90% de la valeur de l’hôpital.
Ainsi, un séisme qui a touché les côtes du Pérou le 5 août 2007 a détruit 97% des lits d’hôpitaux de la ville
de Pisco. Les dommages subis par les systèmes de santé lors de ces catastrophes peuvent avoir des impacts considérables sur le développement économique et humain. Si les infrastructures de santé
s’effondrent, les souffrances décuplent. Et ce sont bien souvent les plus pauvres qui sont les plus touchés.
Par Virginie
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Afin d’améliorer la quantité des soins, les
hôpitaux prennent le virage du numérique. En effet dix milliards d'euros d'ici à 2012. C'est le budget fournis par l'Etat pour moderniser les hôpitaux.
Informatisation, numérisation des données, télé médecine... Les innovations se multiplient et le patient devient un client à satisfaire
Ainsi, demain on trouvera au pied de chaque lit des ardoises interactives pour consulter le dossier médical des
patients, des bracelets électroniques permettant de suivre pas à pas le patient, un dosage personnalisé des médicaments...
« L'hôpital du futur sera efficient, intelligent et cohérent avec les exigences de développement durable », prédit
Vincent Le Taillandier de Gabory, le directeur de la Mission nationale d'appui à l'investissement hospitalier (MAINH) au ministère de la Santé.
Depuis le plan Hôpital 2007 et ses 10 milliards d'euros investis, les établissements de soins se sont profondément rénovés. Le plan
Hôpital 2012, annoncé en février par Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, prend le relais. Avec une ambition cruciale : accompagner la mutation vers le numérique. Ainsi 15 % des 10 milliards d'euros seront dédiés à l'informatisation, l'objectif étant de faire grimper les dépenses en la matière de 1,7 à 3 % du
budget des hôpitaux. Et ce ne sera pas de trop vu leur sous-équipement. En effet, 20 à 30 % des hôpitaux numérisent l'image médicale
contre 95 % en Suède, selon un rapport du sénat de 2005. De même, depuis l’obligation d’archiver les données numériques, on note qu’à peine 15 % disposent d'un logiciel d'archivage alors qu'ils sont 75 % en Belgique.
L'accent sera également mis sur l'imagerie médicale car la France est en retard. Elle compte 393 IRM et quelque 900
scanners sont en service, ceux qui représente deux à trois fois moins que la moyenne européenne. « La situation est catastrophique. On est en sous-équipement dans le privé et le public, regrette
Odile Corbin, la directrice générale du Syndicat national de l'industrie des technologies médicales. Or, dans des pathologies comme le cancer, les délais d'attente jouent. » Les schémas régionaux
d'organisation des soins prévoient un objectif de 605 appareils d'IRM d'ici avril 2011. Indispensable pour offrir à tous la même qualité de soins. Car l'un des enjeux de l'hôpital de demain,
c'est aussi de gommer les inégalités de couverture médicale.
www.usinenouvelle.com
Par Mickael
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Dimanche 18 novembre 2007
En matière de développement durable, le secteur médical est à la traîne, c'est pourquoi
le Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS) veut améliorer le bilan environnement des hôpitaux français.
Peu de données concernant le développement durable dans les hôpitaux sont disponibles, le C2DS a donc mis en place un questionnaire
d'indicateur de développement durable en santé pour connaître : la consommation d'eau, d'énergie et de piles rapportée au nombre de lits et de mètres carrés, l'isolation des bâtiments,
l'utilisation de produits recyclés et de matériel exempt de matières toxiques, le tri des déchets... Le questionnaire n'a pour l'instant été envoyé qu'à 20 établissements expérimentateurs. Les
données collectées permettront ensuite d'envisager des améliorations puisqu'en France seul 3 établissements de santé sont certifiés ISO 14001, une norme basée sur l'amélioration des performances
environnementales.
Toutefois, les choix environnementaux ne doivent pas détériorer la qualité du soin. Les établissements hospitaliers prennent conscience des enjeux
environnementaux mais les financements manquent. Le plan hôpital 2012 qui prévoit 10 milliards d'euros de financement pour des projets d'investissement et prendra en compte le développement
durable et la tarification à l'activité permettront peut-être une meilleure gestion en matière de développement durable.
Le C2DS est né en 2006 sous le patronage des ministères de la santé et du développement durable. C'est un comité d'idée et de travail
qui regroupe 200 professionnels de santé et des parties prenantes du monde hospitalier.
Source : www.novethic.fr, www.c2ds.org
Par Virginie
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