Des efforts dans la lutte contre les infections nosocomiales ont pu être constaté dans les établissements de santé. Cependant, l’hygiène des mains reste un problème.
Une infection est dite nosocomiale si elle est absente lors de l’admission d’un patient à l’hôpital et qu’elle se développe avant 48 heures après son admission. Elle peut être directement liée aux soins donnés au patient ou survenir lors de l’hospitalisation, indépendamment de tout acte médical.
Les infections nosocomiales toucheraient près d’un million de français tous les ans et seraient la cause de plus de 4000 décès par an. On note cependant que le taux d’infections nosocomiales en France est parmi les plus faibles d’Europe.
Le ministère de la santé a publié un dossier intitulé « Les infections nosocomiales : nouvelles mesures et classement des établissements de santé ». On trouve dans ce document le classement 2006 des établissements de santé en France par rapport aux infections nosocomiales (efforts réalisés en matière de prévention et de lutte contre ces infections, moyens mis en place…).
Selon le ministère de la santé, les infections nosocomiales les plus fréquentes touchent l’appareil urinaire, les voies respiratoires et le site opératoire.
Les progrès en médecine permettent de prendre en charge des patients de plus en plus fragiles cumulant souvent de nombreux facteurs de risque. Il est donc nécessaire de prendre en compte ces facteurs de risque lors de l’interprétation des taux d’infections nosocomiales.
Ces infections proviennent de plusieurs facteurs, il est donc difficile de faire de la prévention.
Une grande vigilance et des actions de prévention doivent en revanche être pratiquées dans la qualité des soins et la sécurité de l’environnement hospitalier. L’hygiène des mains entre chaque soin et le port de gants sont des éléments fondamentaux de la sécurité des soins.
Une journée « Hygiène des mains » aura lieu le 23 mai 2008 dans tous les établissements de santé volontaires afin de réduire les problèmes d’hygiène.
Il existe également le Programme de lutte contre les infections nosocomiales 2005-2008.
Ce programme comprend 5 orientations :
- l’amélioration de l’organisation des soins et des pratiques des professionnels ayant un impact sur le risque infectieux
- l’adaptation des structures et l’évolution du dispositif de lutte contre les infections nosocomiales
- l’optimisation du recueil et de l’utilisation des données de surveillance et du signalement des infections nosocomiales
- une meilleure information des patients et communication sur le risque infectieux lié aux soins
- la promotion de la recherche
Il sera évalué en 2009.
Sources : www.actualites-news-environnement.com
Sources: www.challenges.fr
Le site officiel du ministère de la santé vient de faire paraître les résultats de la dernière enquête réalisée sur
l’activité des établissements de santé publics et privés situés en France métropolitaine et dans les DOM en 2006.
L'activité globale s’est accrue de +2,6 %. Le développement de l’hospitalisation partielle (+4,8 %) explique l’essentiel de la croissance, particulièrement dans les soins de suite et de
réadaptation. En médecine, chirurgie, obstétrique (MCO), l’augmentation de la prise en charge à temps partiel reste forte (+6,6 %) même si elle tend à se ralentir. En psychiatrie, une hausse plus
modérée s’observe aussi bien dans la prise en charge des enfants et des adolescents que dans celle des adultes. En hospitalisation complète, la situation diffère selon les disciplines :
l’activité augmente en médecine, en soins de suite et de réadaptation et en obstétrique. L’évolution de cette dernière s’explique par une natalité toujours croissante. Au contraire, le nombre
d’entrées diminue en chirurgie (-2,1 %) et en psychiatrie générale (-1,1 %). En soins de longue durée, le transfert de l’activité du domaine sanitaire vers le médico-social se poursuit.
Source : http://www.sante.gouv.fr/
Les Inhibiteurs de la Neuraminidase (IN) sont actuellement les médicaments les plus efficaces contre la grippe. Toutefois, certains cas récents de
résistances aux IN ont soulevés certaines préoccupations. Plusieurs études ont démontré que des souches résistantes pouvaient être isolées à partir d'une fraction de patients traités par IN. Bien
qu’elles produisent des évaluations qualitatifs, il est encore plus important de connaître la probabilité qu'un patient infecté et traité puisse développer une résistance aux IN et contaminer
d'autres personnes par la souche résistante.
Une équipe de l’Emory University et de l’Université de Washington a donc décidé de déterminer cette probabilité. Les données épidémiologiques étant ordinairement utilisées pour évaluer des
paramètres n’étant pas disponibles pour la grippe résistante aux IN, l’équipe, dirigée par le Docteur Andreas Handel, a utilisé une autre approche. L’équipe a recueilli des données auprès de
volontaires souffrant de la grippe pour obtenir une évaluation plus quantitative du danger de la résistance. L’étude associait les données des infections par la grippe de volontaires humains à un
modèle mathématique qui estime le nombre de nouvelles infections résistantes.
Ces résultats pourraient prévoir des modèles d'émergence et de propagation de la résistance. Cette étude, publiée le 7 décembre dans la revue Plos Computational Biology, démontre également que
les résultats dépendent pour beaucoup du rôle que joue la réponse immunitaire.
Source : http://journals.plos.org/ploscompbiol/guidelines.php
La mise en place de contrats d'objectifs entre centres hospitaliers et Agences Régionales
Hospitalières (allocations budgétaires, accréditation progressive des services hospitaliers sur la base d'indicateurs d'activité) conduisent les hôpitaux à s'appuyer sur un système
informatique de pilotage fiable et performant, permettant d'optimiser chaque dépense.
Le système de pilotage permet ainsi d'atteindre trois objectifs :
Plusieurs établissements hospitaliers ont testé différents systèmes tels qu'une vision globale des effectifs (mouvement, absences, emploi du temps pour les salariés en temps partiel…) ; une analyse des coûts (crédits, dépenses, recettes) ; une approche croisée effectifs réels / effectifs rémunérés, postes autorisés / postes budgétés ; des vues complètes du séjour d'un patient (coût de son séjour, consommation engendrée, qualité…) ;...
Lors d'un séminaire d'Octobre 2007, les Directeurs Généraux de CHU (Centre Hospitalier
Universitaire) ont proposé un changement de statut des CHU, actuellement Etablisement Public Administratif. Ils souhaitent diriger ces établissements vers un nouveau statut d'Etablissement Public
de Santé avec un contenu permettant une gestion plus souple et plus réactive.
Les CHU sont de très grands établissements ayant des missions de service public. Chaque établissement dispose d'environ 500 000
millions d'euros de budget. Les CHU représentent le tiers de l'hospitalisation publique française , ils assurent les soins de recours et de proximité et ont également des missions d'enseignement
et de recherche.
Un changement de statut des CHU semble nécessaire afin qu'ils acquièrent la souplesse indispensable à leur compétitivité
dans un environnement conccurentiel.
Si cette proposition est acceptée, les CHU gagneraient:
<<Cette évolution statutaire nous permettra de concilier performance et éthique de service public>>, déclarePaul Castel, Président de la
Conférence des Directeurs Généraux de CHU.
Sources: http://web.reseau-chu.org
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